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L’Ecole interne, un dispositif de formation des personnels au cœur de la fondation de l’Université PSL

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Pour accompagner l’ensemble des personnels de l’université, former aux nouveaux outils et méthodes et multiplier les échanges inter-établissements, l’Université PSL crée son Ecole interne. Interview de Florence Gelin, adjointe à la directrice des ressources humaines de Paris-Dauphine et pilote du projet.

Brainstorming_laboratoire_Lutin_EPHE_copyright Steve Murez

En préambule, pourriez-vous revenir sur la genèse du projet d’Ecole interne et sur ses principaux objectifs ?

Florence Gelin : L’Ecole interne est un exemple de mise en œuvre concrète des réflexions menées au printemps dernier autour de la mutualisation et de la coopération inter-établissements. L’idée de créer un service dédié à la formation collective des personnels s’est vite imposée comme un levier d’intégration dans le cadre de la construction de PSL, au bénéfice des personnels qui pourront ainsi accéder à une offre de formation plus riche et variée. Les principaux objectifs du service sont donc ceux-ci : offrir à tous les personnels, administratifs ou enseignants, une formation adaptée à leurs besoins et de qualité, leur permettre de se rencontrer et d’échanger autour de problématiques communes et accompagner la construction de l’Université PSL en professionnalisant les équipes.

L’Université PSL rassemble des chercheurs et des personnels administratifs ou techniques dont les professions et compétences sont très variées. Comment seront définis les sujets de formation afin de répondre à l’ensemble des besoins ?

Nous co-construisons notre offre à partir des demandes des personnels (entretiens annuels) et des objectifs des établissements. Il s’agit de répondre au mieux aux besoins qui nous sont communs.

FG : Chaque établissement participant à l’Ecole Interne PSL (11 à ce jour) a identifié un référent formation. C’est avec ce réseau d’experts métiers que nous co-construisons notre offre à partir des demandes des personnels (entretiens annuels) et des objectifs des établissements. Il s’agit de répondre au mieux aux besoins qui nous sont communs. L’élaboration des contenus de formation s’appuie aussi sur les réseaux métiers propres à chaque thématique, comme celui des préventeurs par exemple, pour les mêmes raisons. Enfin, le plan de formation a été élaboré afin d’établir des axes prioritaires d’action, en cohérence avec la stratégie de PSL. Il a été validé en Conseil des membres et le sera également au sein de chaque établissement.  

L’Enseignement supérieur évolue (méthodes, enjeux, fonctionnement). Comment l’Ecole interne va-t-elle contribuer à accompagner les établissements de PSL dans ce changement ?

FG : L’offre de formation de l’Ecole interne doit contribuer à accompagner les établissements dans ces changements en offrant à chacun l’opportunité d’actualiser ses connaissances et ses méthodes et de développer ses compétences.
Les trois axes stratégiques retenus dans le cadre du plan de formation PSL (internationalisation, professionnalisation, formation dédiée aux enseignants-chercheurs) illustrent l’importance accordée à l’accompagnement de tous les personnels des établissements dans un paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche de plus en plus mouvant et en constante évolution.
Par ailleurs, une attention particulière sera portée aux formations liées à la qualité de vie au travail et à la responsabilité sociale, afin que les changements se fassent dans les meilleures conditions.

Quelles seront les formations phares proposées par l’Ecole interne ?

Nous proposerons une formation Eloquence et Storytelling, pilotée par un maître de conférences dauphinois,  ou encore un atelier de gestion du stress animé par un enseignant-chercheur en neurosciences de l’ESPCI Paris.

FG : Ce premier semestre, nous accordons une importance particulière aux formations de préparation aux concours, très importantes pour les personnels administratifs qui souhaitent faire évoluer leur carrière ou se stabiliser. Les formations en matière d’hygiène et prévention, problématique commune à tous les établissements, sont aussi au cœur de notre offre.
Concernant les personnels enseignants, un parcours de formation dédié à l’approfondissement des compétences pédagogiques à destination des nouveaux maîtres de conférences sera proposé à la rentrée.
Plus généralement, nous souhaitons mutualiser les meilleures initiatives de chaque établissement en matière de formation en proposant des actions innovantes et de qualité. Nous proposerons par exemple une formation Eloquence et Storytelling, action pilotée par un maître de conférences dauphinois, diplômé de l’ENS et de l’Ecole supérieure d’art dramatique de paris ou encore un atelier de gestion du stress animé par un enseignant-chercheur en neurosciences de l’ESPCI Paris.

Quelles seront les grandes étapes de la mise en place de l’Ecole Interne en 2018 ?

F G : Trois grandes étapes nous attendent en 2018 :

  • Le passage du plan de formation PSL dans les instances des établissements
  • La diffusion du premier programme de formation de l’Ecole Interne en février pour le 1er semestre 2018
  • Le déploiement d’un outil numérique dédié permettant à chaque personnel de consulter l’offre de formation de l’Ecole Interne et de s’inscrire directement en ligne en mars.

Les Services Mutualisés Supports (SMS) au sein de l’Université PSL

Emblématiques du processus d’intégration en cours au sein de PSL, les « SMS » ou Services Mutualisés Supports, ont fait l’objet d’une intense réflexion au cours de l’année 2017. Ils reposent sur une logique de subsidiarité et de complémentarité entre les établissements : les SMS sont des services PSL, opérés le plus souvent possible par les établissements pour la communauté. Comme pour les UMR, les personnels mis à disposition ne changent pas d’employeurs et conservent leur statut.

Quatre SMS ont été lancés début 2018 :

  • Ecole interne (Paris Dauphine),
  • Appui aux appels à projet (ENS),
  • Retraites (Chimie ParisTech)
  • Systèmes d’information (PSL / EPHE)

Une dizaine d’autres sont à l’étude pour une première évaluation du dispositif en 2020.